Massacre à la tronçonneuse : plus culte tu meurs !

Quoi de plus normal que de consacrer le premier article de Zombies & Co au chef-d’oeuvre de Tobe Hooper, Massacre à la tronçonneuse ? Alors évidemment tout a déjà été dit sur ce film depuis sa sortie en 1974, mais il y a des choses comme ça qu’on ne peut pas éviter. Car ce premier chapitre des aventures sanglantes de Leatherface est clairement incontournable.

Massacre à la tronçonneuse donc, alias The Texas Chainsaw Massacre. Un titre frais comme une rosée de printemps pour un film culte, voire plus encore. Un titre que tout le monde connaît, même ceux qui ne sont pas forcément accros à l’hémoglobine et aux meurtres violents sur pellicule.

Le scénario, « inspiré d’un fait réel », tient sur un timbre-poste : une bande de cinq jeunes gens se promène en minivan à travers le Texas et prend un autostoppeur un brin farfelu et masochiste. Apeurés, ils le larguent en route, mais tombent en panne d’essence. Cherchant du carburant, ils tombent sur une maison qui semble abandonnée. Qui « semble » seulement, car une étrange famille y vit encore.

Voilà. Et c’est donc à partir de là qu’est né Leatherface, le personnage central de la saga de Massacre à la tronçonneuse. Notons d’ailleurs que celui-ci ne massacre qu’une personne dans le film avec son taille-haies. Pour le reste, sa panoplie comporte aussi une masse, des crocs de bouchers… Bref tout plein d’accessoires sympas.

Du sang, mais pas trop

Bizarrement, il y a très peu de sang dans Massacre à la tronçonneuse. Et c’est là tout le talent de Tobe Hooper, qui arrive à créer une ambiance très lourde et glauque sans montrer grand chose finalement. On croit voir mais il n’en est rien. Tout est histoire de montage , de hors champ, de décors… Alors bien sûr il y a quand même un peu de chair, mais pas de quoi ouvrir une boucherie / charcuterie non plus.

En revanche, l’héroïne Marilyn Burns hurle comme une poissonnière. Mais on lui pardonne tant son interprétation est valable. C’est simple, on a le sentiment que Leatherface veut réellement la découper tant elle joue bien la panique.

Soulignons aussi la composition de Gunnar Hansen, acteur originaire d’Islande et qui arrive à faire passer quelques émotions sous son masque de peau et avec quelques grognements comme seul texte. Et les autres dans tout ça ? Ben on a Jim Siedow dans le rôle du chef de famille, bien flippant aussi, et Edwin Neal dans celui de l’autostoppeur pas plus fini que les autres. Crédibles.

Je vous parlerais bien aussi de la bande son, qui est pour beaucoup dans la réussite du film, à base de grincements et de moteur deux temps, mais je me dis que vous feriez mieux d’aller vous câler dans votre canapé et (re)voir ce classique.

Bref, je ne vais pas vous faire ici l’intégrale des anecdotes au sujet de Massacre à la tronçonneuse, il y a plein de très bons bouquins ou sites qui l’ont déjà fait, mais sachez que s’intéresser au cinéma d’horreur sans avoir vu celui-là est un sacrilège, tant il a marqué son époque et influencé des tonnes de cinéastes. Sauf Tobe Hooper, qui n’a par la suite jamais réussi à renouveler l’exploit de faire un aussi bon film, même avec davantage de moyens. Mais ça, c’est une autre histoire…

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